1001 Miglia 2008


1001 Miglia Italia 2008 (mille miles = environ 1610 km) Nerviano (Milan) Rimini Rome Pise Genes Nerviano (Milan)



Nuit 1
Mark et moi avions décidé de rouler chacun de notre côté et c’est dans deux groupes séparés que nous avons pris le départ dimanche 17 août à 21h de Nerviano (25 km à l’ouest de Milan). 210 cyclistes étaient sur les rangs et les départs ont été échelonnés par groupe de 35 toutes les 10 mn.
La première nuit s’est déroulée entièrement sur un parcours plat à vive allure. Me trouvant dans le 2ème groupe composé d’Italiens et d’une autre femme, Rosanna, j’ai suivi le mouvement, et tout s’est passé exactement comme je l’avais espéré puisque j’avais retrouvé mes compagnons de route du BRM 600 km. Le premier arrêt du groupe a été causé par la chute de ma principale lampe avant (j’en avais 3 fixées sur une double barre de guidon), mais nous n’avons pas cherché longtemps dans le noir, elle était sans doute brisée. J’avais assez de lumière pour continuer. L’itinéraire bien fléché et mes compagnons attentifs au road book nous ont permis d’avancer sans erreur de parcours, ce qui constituait à tous notre principale inquiétude.

Jour 1 - Lundi
Lever de soleil magnifique, température agréable, air marin, les contrôles défilent (tampon sur une carte + carte magnétique tous les 5 contrôles), les groupes se scindent selon les niveaux et nous roulons longtemps à 8, toujours avec Rosanna. Nous voici lundi à 14h avec 421 km au compteur et 30 de moyenne ! Je dirais « presque sans effort ».
L’après-midi est très chaude et les arrêts plus nombreux, déjà un abandon pour problèmes gastriques. Le dénivelé est très important à partir de là : succession de côtes à 15 % dans les deux sens, mais je me sens bien en montée. Par contre, les routes sont souvent dans un état déplorable mais l’itinéraire privilégie celles sans circulation. Notre groupe s’est complètement disloqué au gré des allures et arrêts des uns et des autres.
Je fais les derniers 22 km avant le contrôle/ravitaillement d’Apecchio en compagnie d’un Suisse, entre 18h et 20h. Le dénivelé est terrible, la route extrêmement dégradée rendant même la montée périlleuse.

Nuit 2
A Appechio, km 511, je décide de dormir. Le contrôle est situé dans une station essence bar restaurant avec un espace herbeux autour. Des véhicules de cyclistes avec assistance sont stationnés là, je décide de déplier ma couverture de survie non loin dans l’herbe, sans trop m’isoler. Aussitôt couchée, je suis abordée par le conducteur d’un camping car d’assistance slovène, se sentant sans doute esseulé, qui commence à m’importuner mais garde ses distances. Je suis trop épuisée pour m’en soucier, je n’ai pas peur pour mon vélo, je sais qu’il n’y touchera pas. Quant à moi, s’il s’approche trop, je suis plus forte que lui… Je dors 2 heures à 2 mètres du Slovène qui s’est allongé non loin, maintenant bienveillant, et repart pour ma 2ème nuit de vélo. Je me sens beaucoup mieux dans la fraîcheur, la lune est pleine, comme hier soir. Je vis des moments de solitude et de joie intense, gravissant un petit col sans autre lumière que la lune car j’ai tout éteint ! La route est plate, je vois de temps en temps des lumières de cyclistes, ça me rassure sur l’itinéraire, toujours aussi bien fléché et fidèle au road book. Je traverse des vergers, des collines douces, il n’y a aucune circulation, c’est absolument magique mais j’ai à nouveau sommeil. Je me couche au bord de la route sur un bas côté herbeux et dors dans un tapis moelleux, alors que des cyclistes passent à côté de moi.
J’arrive enfin à Passignano à 5h30, je roule depuis 32 h, j’ai fait 600 km. Là se trouvent contrôle, ravitaillement, sac personnel d’affaires, et dortoir, le tout dans des endroits différents bien entendu… Dans le gymnase où sont installés les lits de camps je vois Mark qui est prêt à partir. Retrouvailles joyeuses et heureuses. Nous avons lui et moi depuis hier environ un contrôle d’écart (80 km) et Mark vient de faire un arrêt de 7 heures dont 4 de sommeil.
Après avoir récupéré mon sac, le garde municipal chargé de me faire visiter les lieux m’indique les douches collectives des femmes, je me couche dans le lit qu’occupait Mark et je dors environ 2 heures. A 8 heures, je me dirige vers les fameuses douches où se trouvent … 4 hommes. Loin de me désarmer, je me déshabille tranquillement, leur précise qu’ils sont dans les douches des femmes et nous partageons pudiquement une douche … froide sous un jet unique.

Jour 2 - Mardi
Je repars à 9h avec un groupe escorté d’une moto, je n’ai pas déjeuné redoutant les longs arrêts et les petits déjeuners « biscotte à l’italienne ». Je préfère mon ravitaillement personnel dont j’ai à nouveau rempli mes sacoches. La matinée est très vite chaude, les montées raides, peu de plat, nous nous élevons régulièrement. La chaleur est intense. En milieu de journée, j’entre habillée dans une fontaine, je mouille mon maillot, je mouille mes chaussures et refroidis mes pieds qui brûlent horriblement. Il fait 39 °. Je roule seule, les cyclistes se dépassent et se rejoignent au gré des rythmes et des arrêts. A 17 heures, je ressens à nouveau le besoin de dormir, je déplie la couverture de survie derrière un bosquet, et dors quelques minutes. Je repars et souffre de plus en plus de la chaleur et je deviens subitement très déprimée. Je me mets à l’écart et pleure beaucoup. J’arrive à Corchiano à 18h00 mardi avec 737 km. Le contrôle est installé dans un magasin de vélo / club de gym, je mange un repas chaud, prend une douche et me repose sur un matelas quelques instants. Accoudée à la fenêtre, je vois arriver Romina, son copain Roby, et Alessandro un autre cycliste, notre rencontre sera inoubliable, pour eux comme pour moi. J’ai rencontré Romina et Roby dans le BRM 600, nous avions sympathisé et je suis heureuse de les voir. Ils sont de très bonne compagnie.
Mais ils semblent pressés et repartent avant moi à 19h30 sans m’avoir vue et je me dépêche de les rejoindre. Là, j’apprends qu’ils sont en route pour passer la nuit à l’hôtel ! S’ensuit une discussion où je leur demande comment ils comptent arriver à Pitigliano, à 100 km de fort dénivelé, avant la fermeture du contrôle à 5h45. Il apparaît que cette règle leur avait échappé et nous tenons tous les 4 une petite réunion de stratégie en évaluant le temps qu’il nous faut pour rejoindre Pitigliano dans les délais. Décision est prise d’aller dormir à l’hôtel 2 heures puisque nous sommes là, et de partir à 22h15 tous les 4. Alessandro me propose de partager son lit où, malgré la fatigue, je ne dors pas tellement il fait chaud et il y a du bruit.

C’est alors que tout bascule. A 21h45, le réveil a sonné et je reçois un appel de Mark sur mon portable : « j’ai eu un accident à Pitigliano, je suis à l’hopital, j’ai des fractures de l’épaule, je me suis endormi et je suis tombé en descente, je ne sais pas où je suis ni où est mon vélo», il a une élocution claire et il est calme. Il a été séparé de son vélo, dans lequel se trouvait tous ses papiers, heureusement son téléphone portable est dans sa poche de maillot et il peut m’appeler, sinon j’ignore ce qui se serait passé… C’est le choc, j’informe mes compagnons qui téléphonent pour moi à Fermo l’organisateur de la course. Nous partons. Mark m’envoie un texto « tu dois continuer la course ». Moi je n’ai qu’une envie : le rejoindre.

Nuit 3
Cette 3ème nuit est très intense et restera gravée dans ma mémoire. Je lutte contre divers sentiments de peine pour Mark, pour sa souffrance, pour toute la préparation que nous avons faite, et de joie de rouler si bien à nouveau après avoir touché le fond avant Corchiano dans la fournaise. Avec mes 3 compagnons auxquels se sont joint encore 4 cyclistes, nous roulons vite et en harmonie. Le dénivelé est important, les côtes se succèdent. Nous sommes 3 femmes et je ne suis pas la meilleure. Alessandro et Roby mènent le rythme, peuplent la nuit de leurs discussions joyeuses dans une ambiance toute italienne. Je ne comprends pas un mot, mais cela sonne comme de la poésie à mes oreilles, ils lisent le road book à haute voix et dissertent sur le paysage et l’histoire de la région que nous traversons. Je suis fatiguée, j’ai à nouveau besoin de dormir vers 3 heures et je fais arrêter le groupe pour fermer les yeux 5 mn sur le bas côté.
Arrivée à Pitigliano vers 3 ou 4 heures, j’ai fait 840 km en 54h à une moyenne de 22,7 sur le vélo. Je sais que maintenant les difficultés vont commencer pour moi. Au contrôle, les adieux sont sincères et poignants mais je ne pleure pas. On appelle au téléphone l’organisateur Fermo à qui je fais savoir que j’abandonne.

Jour 3 - Mercredi
Dans le minuscule local du contrôle se trouve le vélo de Mark, j’ai beaucoup de peine à le voir. Le contrôleur, Antonio, fait venir la police dès mon arrivée. Personne ne parle français mais on m’informe que Mark est à l’hopital d’Orbetello (environ 70 km de Pitigliano sur la côte Méditerranéenne) et on me passe le docteur au téléphone puis Mark. Le diagnostic est confirmé : fractures clavicule, omoplate, humerus et tête de l’humerus, 2 côtes. Perte de connaissance entre la chute et l’arrivée de l’ambulance.
Antonio me demande d’attendre la fin du contrôle, il m’emmènera chez lui. Au lever du jour, il charge nos 2 vélos dans un triporteur (petit véhicule à 3 roues avec une benne) je regrette de n’avoir pas d’appareil photo…
Chez lui, sa femme très gentille me propose une douche. Je demande un téléphone et appelle l’assurance FFC à Paris qui se révèlera être excellente et organisera le rapatriement. J’appelle Fermo l’organisateur par l’intermédiaire d’Antonio qui me fait savoir que ni mon déplacement vers l’hopital, ni mon déplacement vers Milan si je décide de rentrer, ne peuvent être organisés ni pris en charge par eux. A aucun moment il ne me propose de l’aide. J’appelle Claudie pour lui demander de prévenir mes parents et d’appeler Mark à l’hopital. J’envoie des textos aux amis. Je prends finalement la décision de ne pas aller à l’hopital mais d’aller chercher notre voiture à Milan car je sais que je vais être complètement inutile si je reste en short et chaussures cycliste sans voiture et cela me permet de récupérer les vélos que je ne sais pas comment faire rapatrier. Je suis à environ 500 km de Nerviano, et Antonio m’amène à la gare d’Orvieto après m’avoir prêté des vêtements (non je regrette je n’ai pas de photo de moi) et je prends le train de 10h. Je suis dépossédée de tout, ces habits et chaussures ne sont pas les miens, je serre précieusement dans mes mains mon sac plastique où se trouvent mon portable qui n’a presque plus de batterie, ma carte bleue, la clé de la voiture et un peu d’argent. Dans le train, je suis en détresse profonde, je pleure beaucoup, dors un peu. Le train arrive à 15h, c’est interminable.
A Milan Centrale, c’est l’enfer urbain, un premier taxi me refuse, le second accepte de m’amener à Nerviano, je me rapproche de la normalité et de ma voiture. Je me reprends confiance.
Enfin dans ma voiture mercredi à 16h00, je mets mes propres vêtements, je me sens mieux. Je me rends au centre d’accueil de la course, les personnes présentes me reconnaissent, sont informées de l’accident, mais aucun ne me propose spontanément de l’aide ni n’a un geste ou une parole aimable, ils continuent leur travail. Je suis obligée de les interrompre et de demander un café, à manger, une prise pour brancher mon chargeur de téléphone. Je demande un téléphone fixe pour appeler Mark et l’assurance FFC car je ne sais toujours pas si Mark va être rapatrié en avion, en ambulance ou rentrer avec moi. Personne ne se propose, il n’y en a pas dans le centre, c’est un jeune homme qui passe par là et qui parle français qui appelle l’hopital pour moi et m’apprends que Mark est toujours aux premiers secours. Je ne sais pas ce que je dois en penser…Mon téléphone est rechargé, je comprends enfin qu’avec mon forfait Mobicarte Orange je peux appeler la France, mais pas l’Italie… Un des personnels de la course me propose d’acheter avec mon argent une carte téléphonique à 5 € que je n’ai réussi à faire marcher dans aucune cabine.

Nuit 4
Je reprends la route de Rome et repars dans l’autre sens pour faire les 500 km qui me séparent de Mark. J’ai un appel à 19h de l’assurance qui m’informe que Mark va être rapatrié en avion jeudi entre Rome et Marseille, départ de l’ambulance à 10h00. On me demande s’il a son passeport avec lui sans quoi il ne pourra pas prendre l’avion. Heureusement que je suis allée chercher la voiture à Milan : le passeport est dans la voiture ! J’avais donc pris la bonne décision en allant à Nerviano directement sans passer par l’hopital.
Dans la voiture j’ai installé un matelas, je dors dès que l’envie s’en fait sentir sur des aires d’autoroute, la voiture verrouillée de l’intérieur. J’arrive à l’hopital d’Orbetello à 3 heures du matin jeudi. J’entre dans les premiers secours de l’hopital comme « dans un moulin », il n’y a personne. J’erre quelques minutes dans les couloirs, j’entends des plaintes derrière des portes, je me dis que Mark doit être dans une de ces chambres, j’ouvre des portes et je le trouve. Il dort, il est bandé sur toute la partie haute du corps, un bras libre. J’ai beaucoup de peine. Je le laisse dormir, je retourne à la voiture que je gare mieux, je prends des vêtements pour lui, ses papiers et je vais me coucher dans le 2ème lit de sa chambre, inoccupé et je dors un peu. Il se réveille bientôt, tout va mieux quand nous pouvons nous voir et nous parler. Je commence à sortir de mon cauchemar.

Jour 4 - Jeudi
Le jour se lève, peu d’activité dans le service, personne ne s’occupe de lui. Un plateau petit déjeuner arrive, puis un monsieur qui offre ses services de rasage. Toujours pas de personnel médical. Quand il arrive enfin, il est 8h30. Je redoute d’avoir quelque chose à payer sur place n’ayant pas d’assurance pour les frais médicaux, mais il s’avère que les premiers secours sont gratuits en Italie, ce qui n’est pas le cas en France, bon à savoir. Heureusement parce que Mark a eu de nombreuses radios, échographies et un scanner.
Mark part en ambulance pour l’aéroport et je me retrouve à nouveau seule mais cette fois avec ma voiture et mes vêtements, ça change tout !
Je retourne à Pitigliano chercher les vélos, 1h30 par de petites routes, c’est très joli, plein de touristes. Je me dis que c’est par là que Mark a chuté. Antonio m’attends sur la place du village, je lui avait donné rendez-vous à 12h, je suis en avance de 30 mn. Chez lui nous chargeons les vélos, et buvons un café. Sa femme et lui étaient très inquiets pour moi et nous échangeons peu ne parlant pas la même langue mais il y a beaucoup d’émotion quand nous nous quittons.
Je dois retourner à Nerviano (Milan) car je dois récupérer nos « bags drops », sacs d’affaires personnelles déposés à 2 endroits du parcours. Ces sacs ne devant remonter à Milan que le jeudi à 14h, je n’ai pu les récupérer la veille. Retour sur des autoroutes plus ou moins chargées. Je dors régulièrement à l’arrière.
J’arrive à Nerviano jeudi à 19heures, tout le personnel de la course est là, tout le monde est au courant, Fermo m’informe enfin que je peux bénéficier d’une assurance rapatriement pour Mark. Mon sang ne fait qu’un tour. Par traducteur interposé, je lui dis qu’il m’aurait été agréable d’entendre ces mots il y a 36 heures et que je n’ai bénéficié d’aucune aide de sa part. Il me répond que me frais personnels ne peuvent pas être remboursés ( train, essence, autoroute). Aucune humanité en cet homme.

Nuit 5
Je ne m’attarde pas là où j’aurais aimé être en d’autres circonstances, je repars aussitôt, perd du temps à trouver ma route, et me trouve enfin à Turin vers 22 heures. Je voudrais atteindre la frontière et quitter l’Italie le plus vite possible, mais je suis très fatiguée et je dois m’arrêter au moins 4 fois pour dormir. Enfin le col de Mongenèvre vers 1h et la France. Je rentre prudemment, je suis exténuée. Je suis enfin chez moi vendredi à 3 h et retrouve Mark, arrivé par ambulance jeudi à 18 h à la maison.
Aujourd’hui, 3 jours après, j’ai beaucoup dormi, remercié ceux et celles qui m’ont envoyé des textos et appelé Mark à l’hopital. Nous avons lui et moi fait la part des choses : son accident aurait pu être pire, il a eu beaucoup de chance, nous sommes heureux de notre bonne forme physique, et sans cet accident, nous aurions réussi notre défi. Demain matin, Mark se fera opérer et poser des broches. C’est un autre épisode qui commence.

24/8/2008

PS 1 : Mark souffre beaucoup du dos depuis l'accident. Il endure et serre le dents. Il a vu le chirurgien en octobre pour contrôle et son généraliste plusieurs fois qui lui prescrit des anti-douleurs et autres anti-inflammatoires. Jusqu'à mi-octobre, le haut du corps et le bras droit sont immobilisés par un bandage. Ses activités sont réduites à la marche à pied. A partir du moment où son bras est libéré, il recommence doucement les activités de bricolage, et continue de marcher. Fin novembre, au cours d'un contrôle chez le chirurgien, il se plaint tellement du dos que celui-ci lui fait faire une radio des lombaires. Diagnostic fracture de la 5ème vertèbre en voie de consolidation !! Et personne n'a rien vu, ni en Italie, ni à l'hôpital de Gap ! Nous sommes très en colère. La fracture a été causée non pas par un choc (seule son épaule a touché le sol, cela se voit sur la peau et sur le maillot, et son casque) mais par la compression et l'absorption du choc, la colonne vertébrale jouant le rôle de ressort.
Rétrospectivement, la peur est intense, quand on imagine la violence de la chute et quand on sait que 48 h après l'accident Mark a voyagé assis dans un avion ! No comment : mieux vaut éviter les accidents.
novembre 2008

PS 2 : par hasard, nous tombons sur le récit d'un cycliste qui parle d'un malaise vagal au cours du RPE 2009. C'est là que nous comprenons que Mark en a été victime également. Jusque là il était incapable d'expliquer sa chute : pas de fatigue, pas de signe d'endormissement (il était 19h), mais subitement, réveil avec les secours, aucun souvenir de l'accident. Le malaise vagal peut être causé par un stress, une chaleur et une fatigue excessive, c'est l'alimentation du cerveau qui se stoppe momentanément. Voilà peut être l'explication, mais qui n'est pas rassurante pour autant car si on sait comment lutter contre le sommeil, comment prévenir un tel abandon de conscience ? ça fait peur...

Commentaires

  1. A la fois heureux de retrouver des impressions et des paysages que j'ai aimés, mais aussi désolé de la tournure des événements quand un grain de sable fait basculer... Je partage ton point de vue sur le côté psycho-rigide de certain organisateur. J'ai pu constater à voir vos coups de pédale à l'Ardéchoise que tout cela n'était plus qu'un mauvais souvenir. Tant mieux, profitez bien des belles journées d'automne.
    Alain COLLONGUES
    ASPTT PARIS

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  2. Bonjour Alain, merci de ton message :-) Oui, tout ça est loin derrière nous maintenant ! bonnes balades à toi aussi !
    Anne

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  3. Bravo et encore bravo. @+ Didier . Normandie-bents

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  4. Même si j'ai l'impression que je ne vivrais pas le début de MMI 2010 à cette folle allure, bien content de me mettre dans l'ambiance en lisant le compte rendu de l'édition précédente.
    Peut être à pouvoir échanger la veille ou le jour J dans l'attente (inqiète?) du départ!
    Serais à l'hotel POLI le dimanche soir.
    Pascalb
    un petit UAF de passage à CHERBOURG!!!!

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  5. J'ai connu un collègue à qui cet incident est arrivé alors qu'il faisait de la course à pied. Il est tombé avec la tête en sang et s'est réveillé à l'hôpital où on lui demanda aussitôt de dire qui il était car il n'avait aucun papier sur lui. Il ne se souvenait pas être tombé.

    (Faudrait-il pour autant faire porter un casque aux coureurs à pied ?)

    Il m'a raconté qu'avant de s'évanouir il avait eu des signes avant-coureur (c'est le cas de le dire !) mais qu'il n'avait pas su interpréter comme un signal d'arrêt d'urgence.

    Je me souviens qu'il m'a dit avoir vu des sortes de traits blancs et d'autres signes aussi mais je ne me souviens plus. Mais si des signes inhabituels se manifestent au niveau de la tête il vaut mieux s'arrêter et s'allonger, à l'ombre si possible.

    Parmi les facteurs favorisant il y a certainement la chaleur et le soleil et bien sûr aussi l'importance de l'effort. D'où l'intérêt d'avoir un cardio et de surveiller les variations de la FC. Si les signes observés sont accompagnés d'une variation anormale de la FC ce sera une confirmation supplémentaire.

    Ceci dit il ne faut pas avoir peur de s'évanouir soudain sur le vélo sans qu'aucun signe ne se soit manifesté. Non, je n'y crois pas. Mais il faut savoir écouter son corps et surtout...savoir s'arrêter. C'est peut-être le plus difficile ?!

    J'y pense soudain : mais c'est aussi arrivé à notre président un jour qu'il faisait son jogging et qu'il s'est retrouvé au Val de Grâce.

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  6. Je pose la question : et si ce (ces) malaises avec perte de connaissance SUR le vélo (c'est très grave !) étaient provoqués par une surchauffe lié au port très prolongé du casque en montée, sous la chaleur ?

    Je pose simplement la question. J'avais mis en ligne il y a peu, et avant d'avoir connaissance de ces accidents, qu'il fallait envisager que le port du casque dans des cols puisse favoriser les accidents circulatoires (cliquer sur mon nom). Cela pourrait en être une illustration ?

    Pour ma part, dans les montées de cols j'accroche le casque sur le guidon avec un vêtement à l'intérieur pour la descente. Cela me paraît très rationnel quand on roule seul.

    Une chose est certaine : tomber sur la tête quand on roule seul dans une montée de col (ou même à quelques uns) paraît très improbable. Par contre, chuter lourdement et gravement sur la tête quand on perd connaissance, là oui.

    Ce risque pourrait être un argument pour justifier le port du casque même dans le Tourmalet mais si c'est le port du casque qui le favorise...

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