C'est mon premier voyage cyclotouriste tant que retraitée ! Mark et moi partons pour un périple de Palerme à Bari, peut-être même un peu plus au nord si les circonstances sont bonnes.
3-4 novembre : de la maison à Palerme
Pour aller au port de Gênes, le plus beau est de passer par le col de Larche et Cuneo. Cet itinéraire nous impose de partir très tôt car la route du col est fermé pour travaux et nous visons la fenêtre d'ouverture de 15mn à 10h. L'aménagement du col en cours est titanesque : des centaines de mètres d'immenses parois de béton sont coulés pour empêcher la montagne de tomber sur la route... D'ailleurs, tout le long de ce trajet de 300km, de spectaculaires ouvrages routiers se succèdent, viaducs perchés dans la montagne, piles de pont vertigineux, enfilades de tunnel : les travaux semblent perpétuels.
A Gênes, nous garons notre voiture pour 3 semaines dans le plus chouette des parkings d'aéroport : niché entre le commissariat et la voie rapide, cet espace reculé nous offre un écrin de verdure au soleil pour monter nos vélos.
Les 7 km entre l'aéroport et l'immense port de Gênes sont parcourus de nuit au milieu du flot de circulation dense mais non agressive. L'aide d'un voyageur repéré grâce à sa valise est nécessaire pour repérer l'embarquement parmi la vingtaine de mastodontes des mers sur les quais de plusieurs kilomètres. Le cauchemar de l'embarquement a Majorque où il avait fallu repartir en vélo sur plusieurs kilomètres m'a traumatisée. Cest le genre d'endroit fait pour les voitures ou les piétons qui arrivent en voiture sur des voies interdites aux vélos.
Mais nous y sommes ! Parmi un groupe d'allemands du quatrième âge (principalement des femmes) nous patientons 2 heures. Enfin c'est l'embarquement et comme il fallait s'y attendre, il y a de nombreux escaliers pour aborder ce paquebot par sa cale. C'est l'Aurora : avec 11 étages de parkings, commerces et cabines, propulsion écologique au gaz naturel, ce bateau est tout neuf !
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