Lanzarote : dans le parc des volcans

Rouler dans le parc de Timanfaya, c'est évoluer dans le paysage le plus étrange qui soit. Je ne peux pas me lasser d'admirer les palettes de couleurs, les formes, la texture des champs de lave. En observant bien, il est possible de refaire le scénario de l'éruption selon l'orientation des coulées et les cônes volcaniques explosés ou encore intacts. Comme je l'ai déjà dit dans un précédent reportage, la region des volcans est parcourue de routes libres d'accès, mais l'intérieur du parc ne se visite qu'en bus. Il est impossible de se rendre à pied dans le parc, sauf une fois par mois pour une visite guidée qui n'accepte sur réservation qu'une vingtaine de personnes. Je retenterai ma chance l'an prochain...
« Le 1er septembre 1730, entre les neuf heures et les dix heures du soir, la terre s'ouvrit à Timanfaya, à deux ligues de Yaiza... et une énorme montagne s'éleva du sein de la terre », selon le témoignage du curé Lorenzo Curbelo. L'île se transforma entièrement. Dix villages furent enterrés (Tingafa, Montaña Blanca, Maretas, Santa Catalina, Jaretas, San Juan, Peña de Palmas, Testeina et Rodeos) et pendant six ans la lave s'étendit au sud, couvrant un quart de l'île et recouvrant les plaines de cendres volcaniques. En 1824, les éruptions reprirent à Timanfaya. Source Wikipédia  













Lanzarote : scenic roads

Images de nos "favorite scenic roads" dans les couleurs de Lanzarote.
(décembre 2010 - janvier 2011)

Après avoir échappé à la pluie...

Coucher de soleil acidulé
El Golfo : la lave érodée par le vent

La plage de lave d'El Golfo ...

... ses falaises rouges...

... et son lac vert.
La magnifique route d'accès à Haria, la ville aux 1000 palmiers
Quelque part dans la pampa...
A l'approche des falaises de Famara

Au sommet de ces falaises, le Mirador Del Rio ...

... dont l'entrée est ornée de cette sculpture de Cesar Manrique

Au bout de la route : Orzola, le village de pêcheurs le plus au nord de l'ïle
Route côtière d'Orzola

On  ne s'en lasse pas...

Une autre sculpture de Cesar Manrique

Vol de guêpe en décembre

Ma nouvelle monture s'appelle un Wasp  (guêpe en français) : non non, ce n'est pas un vélo.... C'est ... devinez quoi : un harnais motorisé pour deltaplane! Environ 1000 pilotes dans le monde volent en delta motorisé, c'est dire qu'on n'est pas nombreux... Deux concepteurs se partagent ce minuscule marché : Mosquito, suédois, et Wasp, anglais. L'avantage de voler avec un moteur, c'est qu'on peut décoller en plaine. L'utilisation en vol est sensiblement la même qu'en delta traditionnel : on progresse dans les thermiques. C'est aussi le seul type de motorisation qui permet de voler allongé à plat ventre, ce qui donne le plus de sensations, l'autre système étant un chariot sur lequel on est en position assise.

En hiver, il est assez peu courant de voler en delta : d'abord parce qu'il faut monter haut pour décoller et le froid et l'enneigement des routes d'accès rendent les choses difficiles. Mais aussi parce qu'il  a peu de thermiques :  la température ne monte pas assez dans la journée et le vol se traduit souvent par une simple descente ce qui est assez frustrant compte tenu du temps qu'il faut pour le transport et le montage de l'aile.

Après une longue hésitation avant l'achat, une formation intensive et quelques vols initiatiques, j'ai vraiment ressenti hier pour la première fois, à l'occasion de mon 8ème vol en Wasp, une aisance qui m'a apporté beaucoup de fun et m'a ouvert des perspectives pour exploiter toutes les possibilités de cette machine incroyable. Deux vols successifs à partir de Vaumeilh, un peu de rase-motte, un atterrissage à deux pas de la maison et surtout le plaisir de voler en décembre !
on fait chauffer le moteur


mes pieds ont quitté le sol, derrière ça pousse mais il a fallu quand même courir un peu

je prends de l'altitude : en face les montagnes de Saint-Genis, je survole bientôt les champs de pommiers

à l'approche pour le rase-motte







atterrissage à Ribiers, après un 2ème vol en cross